Où sont passés les touristes ?    

Balisage des zones à risque par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes Français

La question ici, n’est pas de savoir si le tourisme est lourd de conséquence sur l’environnement, il l’est, suivant comment il est structuré et comment le touriste souhaite vivre son expérience. Il s’agit plutôt de réaliser que parmi les faisceaux de revenus des populations très pauvres le tourisme est une clef de voûte au développement local. Le tourisme permet d’ouvrir des voies où, au delà des touristes, des associations travaillent grâce aux infrastructures déroulées pour faciliter les échanges touristiques.

Dans deux tribunes consécutives, le président de Point Afrique, a très justement souligné le cercle vicieux amorcé par la baisse de fréquentation par les touristes de zones perçues comme zones à risques. Il y a des causes – otage assassiné, développement de zone acquise à des causes religieuses extrémistes, code couleur alarmiste du Ministère des Affaires Étrangères et Euroépennes (MAEE) – et un effet… la baisse de fréquentation des touristes.
Nos chantiers sont en zones orange et rouge. Nous ne pouvons plus nous rendre sur un de nos futurs chantiers en zone rouge car nos interlocuteurs locaux nous ont clairement indiqué qu’il y avait des risques. Par contre le balisage orange MAEE est exagéré. Nos relations locales à Mopti sont très optimistes et sûres de la situation sur place et s’inquiètent par contre de la baisse significative des touristes ne sachant comment communiquer pour les rassurer.

Il est certain que la zone Nord de Tombouctou et la proximité de Kidal et Gao sont des zones « instables » versant plutôt dans le banditisme local. Mais l’effet cumulé du manque de touristes et de programmes associatifs supportant le développement local amène les idéologues d’AQMI à prendre le pas sur la population. Cette contagion transforme les propos alarmistes du MAEE Français en réalité. Première victime sur le terrain: la population.

Dérouler des programmes solidaires sur place, au Mali, requiert des ponts aériens. Ces ponts, à ce jour, ce sont des sociétés comme Point Afrique qui savent les mettre en place. Les projets Grain de Sable, pour être efficaces et pérennes, reposent sur l’existence du tourisme. Nous n’avons pas les moyens de gérer notre propre flotte de fret et de logistique.

Le voyage est une forme d’échange. Et je ne peux que vous inviter à visiter le Mali. Il faut voyager et se poser des questions sur le sens de son voyage :-) n’hésitez pas à naviguer sur le portail suivant Terres Jaunes Mali pour découvrir le Mali.

Catégorie: blog, tourisme

Laisser un commentaire